Premièrement
être Alter National c’est avoir les pieds sur (la) Terre.
Sur la terre des réalités, deux vérités criantes s’imposent :
- D’abord, d’Abidjan à Brasilia, de Washington à Hanoï ou de La Paz à Camberra, les nations existent. 193 Nations incontournables.
- Mais des manifs de Seattle 99 ou de Hong-Kong 2005, aux Twins Towers, au Tsunami de Banda Aceh, à la grippe aviaire, l’Irak, l’Intifada, Le Che, Arafat, Mandela ou Jean Paul II, le monde existe lui aussi. Avec ses armées de manifestants sa force déjà dans les rues de la planète, sa conscience qui émerge et une humanité en voie de se planétiser.
Eh ! bien, l’Alter National prend en compte ces deux réalités : le National et l’Alter National.
La réalité de la Nation et la réalité de l’ouverture de chaque nation aux autres nations du monde.
L’Alter National marche enfin sur ses deux pieds ; national et mondial, quand le politique national et le politique mondial, eux, ne peuvent avancer qu’en boitant, parce qu’ils ne marchent que sur un seul pied.
Deuxièmement
le Mouvement Alter National c’est le peuple du 29 mai.
C’est le 29 mai 2005, lors du non historique au référendum, que le peuple de France a inventé, dans les tranchées populaires, sous le feu des médias, le Mouvement Alter National qui regroupe, pareil au maquis de Glières, ceux qui vont à la messe et ceux qui n’y vont pas. La rose, le bleuet et les marguerites se sont mis ensemble au temps des cerises et se sont moqués des corbeaux du libre échange sauvage, de l’ultra libéralisme et du malthusianisme de la Commission de Bruxelles
Troisièmement
l’Alter National c’est penser global, agir national.
José Bové a 50% de juste quand il dit : "penser global", il a 50% d’erreur quand il ajoute : "agir local".
L’Alter national a 100% de juste quand il dit :
"Penser global, mais agir national", parce que les moyens d’action politique sont dans L’État nation et non pas dans les manifestations du Larzac ou de Porto Alegre.
Les grands problèmes de l’humanité sont sur des orbites planétaires hautes. Avec le climat, l’immigration, le marché mondial, les pandémies (grippe aviaire) l’information etc., les vrais problèmes sont planétisés. Mais les instruments pour agir, les outils politiques, sont sur des orbites étatiques basses. C’est au niveau des États nations, que l’on peut agir. Dès lors, les problèmes étant en haut et les solutions étant en bas, jamais les solutions ne peuvent s’arrimer aux problèmes. Voilà pourquoi les gouvernements depuis 20 ans ne peuvent pas résoudre les problèmes.
L’Alter National c’est la nouvelle politique pour adapter les instruments d’action nationaux aux problèmes planétisés.
C’est l’invention des nouveaux outils politiques pour piloter des sociétés humaines en train de se planétiser.
L’Alter National sert à combler le déficit d’imagination politique et sociale. C’est passer de la politique Jurassic Park à la politique du XXI siècle. C’est passer de l’Europe obsolète à la construction des instruments pour gérer les parties communes de l’humanité.
Et voilà la différence entre "l’alter mondialisme" d’Attac et le projet "alter national" d’attaque que je vous propose. Le premier nie la nation et se condamne ainsi à n’être qu’une rébellion traditionnelle. Même si elle remplace les barricades de pavés par des montagnes de mailings et la "Commune de Paris" par une communauté d’internautes mobilisés. Mais parce que cet altermondialisme c’est ainsi "Spartacus plus Internet", on devine déjà comme il finira...
"L’Alter National", lui, que j’emploie comme le résumé lapidaire de la nouvelle ligne politique qui doit être suivie, part au contraire de la réalité quotidiennement palpable et vécue de la nation française pour l’ouvrir à la réalité tout aussi évidente des autres nations de la Terre.